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ALMA
- désert d'Atacama (Nord du Chili) - Altitude :
5.000 m
SANTIAGO (AFP) - Le gouvernement chilien et l'Observatoire
européen austral (ESO) ont signé lundi à Santiago un
accord formalisant le lancement de la construction du
plus grand radiotélescope du monde, projet connu sous
le nom de Grand interféromètre millimétrique d'Atacama
(ALMA, en anglais).
L'accord
a été souscrit par la ministre des Relations extérieures,
Soledad Alvear, et la directrice générale d'ESO, Catherine
Cerazky. Mme Alvear a souligné que ce texte donnait
un "cadre juridique au projet" car il autorise ESO à
installer le radiotélescope et formalise la concession
pour 50 ans par l'Etat chilien de 13.500 hectares où
sera construit l'observatoire à partir de janvier 2003.
Mme Cerazky
a pour sa part ajouté que le projet ALMA "permettra
de transformer le nord chilien en fenêtre de l'univers"
dont le télescope permettra de définir les origines.
ALMA est
un ensemble de 64 antennes mobiles de 12 mètres de diamètre
chacune, capables de travailler sur des longitudes d'ondes
millimétriques et sous-millimétriques. L'observatoire
sera situé sur une aire de 10 km2 dans le désert d'Atacama,
à quelque 5.000 m d'altitude et 1.000 km au nord de
Santiago.
Le projet
est articulé en deux phases, la première jusqu'à fin
2002 consacrée au design des antennes et à la construction
de trois prototypes, la seconde à la mise en place des
64 antennes installées à Atacama à raison de six par
an.
Les scientifiques
prévoient de commencer leurs observations à la fin de
la décennie, bien que certaines antennes puissent être
opérationnelles en 2006.
Une fois
terminé ce radiotélescope permettra d'observer les étoiles
les plus proches, en dépit des nuages de gaz qui les
entourent, jusqu'à celles se trouvant à la frontière
de l'univers, permettant ainsi de comprendre la naissance
des étoiles et des galaxies.
Le coût
total du projet --impliquant ESO, l'Observatoire national
de radio astronomie (NRAO) des Etats-Unis, le CNRS français,
le Max-Planck Institut d'Allemagne, la NFRA des Pays-Bas
et le PPARC de Grande-Bretagne, est estimé à plus de
600 millions de dollars, dont 2,5% financé par le Chili
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