Les
Supernovaes
Les
Supernovaes
Les Supernovae, en revanche peuvent
faire preuve d'une violence apocalyptique. La mort stellaire des
supernovae est le plus spectaculaire de tous, leur luminosité peut
dépasser celle de plusieurs milliards d'Etoiles normales et les
quantités de matériaux qu'elles projettent pourraient édifier plusieurs
systèmes solaires.
Les supernovae ne représentent pas seulement les ultimes spasmes
des Etoiles; c'est aussi le couronnement d'une vie passée à construire
des éléments.
Elles libèrent une quantité d'énergie si importante que son rayonnement
peut occulter celui d'une galaxie entière, comportant des milliards
d'Etoiles. L'énergie cinétique de la matière soufflée dans l'espace
est dix fois supérieure à l'énergie de rayonnement et celle des
neutrinos cent fois supérieure.
Une explosion de supernovae se produit lorsqu'une Etoile évoluée
de masse importante a épuisé son combustible nucléaire. Son noyau
devient alors instable et s'effondre.
Il existe deux types de supernovae, notée I et II.
La distinction repose sur la présence de raies d'Hydrogène
dans le spectre des supernovae de type II, totalement absente du
spectre du type I.
Les supernovaes de Type I
Les courbes de luminosité des supernovae
de type I sont toutes similaires. Elles comportent une phase de
fort accroissement d'une durée d'environ 3 semaines, suivie d'une
période de décroissance de 6 mois ou plus.
Les supernovae de type I font l'objet d'une classification secondaire
en type Ia et Ib suivant l'intensité de l'absorption
d'une raie particulière du silicium dans leur spectre optique.
Le type Ia correspond à une forte raie d'absorption et le type
Ib à une raie faible.
On suppose que les supernovae de type Ia sont des naines blanches
de système binaires et qu'elles accumulent de la matière en la
puisant chez leur compagnon. Une onde de combustion de carbone
dans la matière transférée pourrait expliquer l'énergie libérée.
L'explosion peut aboutir à la désintégration totale de la naine
blanche. Les réactions nucléaires donnent naissance à une masse
d'isotope instable Ni 56 égale à la masse du Soleil, qui dégénère
ensuite en Co 56 et Fe 56 sur une période d'environ quelques mois.
A ce jour, aucune différence formelle de mécanisme n'a pu être
établie entre les types Ia et Ib.
Les supernovaes de Type II
Les supernovae de type II sont
des Etoiles d'une masse supérieure à 8 fois la masse du Soleil,
qui ont parcouru les différentes étapes de l'évolution stellaire
et complètement épuisé le combustible nucléaire de leur noyau.
A ce stade leur structure est composée de sphères concentriques
dont chacune abrite une réaction nucléaire spécifique. En générant
du fer, qui ne peut être transformé en éléments plus lourds sans
rapport d'énergie extérieure, puis le début de la combustion du
silicium dans le noyau provoque très rapidement, en un jour environ,
une instabilité au sein de l'ensemble composé du noyau et de la
succession d'enveloppes. Cette fragilité soudaine est causée par
la disparition de la pression due à l'énergie dégagée par les
processus internes de fusion qui permettait de contrebalançer
les forces exercées par les enveloppes sur le noyau.
Lorsque commence l'implosion, le noyau s'effondre en moins d'une
seconde. Le rythme du processus d'effondrement s'accroît au fur
et à mesure de l'éclatement des noyaux de fer et de la formation
des neutrons.
L'implosion ne pouvant pas se poursuivre indéfiniment et lorsque
la densité de la matière nucléaire est atteinte, une résistance
soudaine à toute pression supplémentaire se déclenche, qui repousse
la matière en implosion et génère une onde de choc.
Lers couches externes de l'Etoile sont alors soufflées vers l'extérieur
à une vitesse de plusieurs milliers de kilomètres par seconde
et elles laissent le noyau seul et dépouillé, sous la forme d'une
Etoile à netrons.
La matière éjectée lors de l'explosion forme un reste de supernovae
qui connaîtra encore des phases d'expansion. elles peuvent être
détectées par leurs émissions radios sous la forme de
pulsars et parfois par des émissions de lumière périodiques et
des émissions de rayons X. Les explosions de supernovae enrichissent
la composition chimique du milieu interstellaire à partir duquel
d'autres générations d'Etoiles pourront être formées.
Les supernovae sont relativement rares, seules cinq ont pu être
observées au cours du dernier millénaire. D'autres explosions
ont eu lieu et détectées par des émissions radio de leurs restes,
mais leur explosion reste cachée par la poussière.
En 1987, la supernovae 1987A donna une occasion d'observer de
près ce genre de phénomène.
La Supernovae 1987A
Du Grand Nuage de Magellan, découverte
le 24 février 1987 alors qu'elle présentait une magnitude 6.
Il s'agissait de la supernovae la
plus proche et la plus brillante observée depuis 1604. L'Etoile
qui explosa était une supergéante bleue d'une magnitude de classe
12, connue sous le nom de Sanduleak -69°202.
La magnitude maximale de la Supernova
1987A, atteinte au milieu de mai 1987, était de 2,8.
La Supernovae 1987A (SN1987A)
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